du 2 au 6 décembre

TARIF B

CREATION

 

Garry Stewart
AUSTRALIAN DANCE THEATRE

G

11 danseurs

  Il faut s’attendre à tout de la part de Garry Stewart. Après nous avoir « soufflés » par des spectacles d’un dynamisme increvable, il se penche sur un mythe du ballet aussi fragile qu’un morceau de tulle : celui de Giselle, ce monument romantique du xixe siècle. Le directeur de l’Australian Dance Theatre depuis 1999 a intitulé cette relecture G. Autour de l’histoire de cette jeune paysanne devenue folle d’amour d’un aristo au point d’en mourir, Garry Stewart a tracé un rituel d’une grande sobriété plastique. Un écran lumineux, un chemin dessiné par les projecteurs que les danseurs vont arpenter dans un long et permanent défilé, voilà (presque) tout. Concentrant le scénario autour de quelques mots-clefs comme folie, amour ou sexe, le chorégraphe a aussi précisé trois univers gestuels : celui de l’hystérie, de la danse éthérée et du classique. Sa déconstruction s’appuie sur des extraits choisis du ballet originel pour en décaler les caractéristiques. Sur une musique de Luke Smiles, l’un des compositeurs les plus courus de la jeune danse contemporaine australienne, G conservera néanmoins l’énergie féroce de Garry Stewart. Après Held, conçu avec la photographe Lois Greenfield, après Devolution et son armée de robots, spectacle couronné du Helpmann Awards 2006 de la meilleure nouvelle œuvre chorégraphique australienne, parions sur le talent de ce guerrier pour déstabiliser une fois encore notre regard européen.

Jeanne Liger


GARRY STEWART ET LE THEATRE DE LA VILLE
2005 Held
2007 Devolution