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25, 26, 29 et 30 novembre REPRISE |
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| Native de Chennai (ex-Madras), élevée à Paris, Shantala Shivalingappa a gardé le goût des voyages et, plus encore, le goût des autres. Initiée à la danse par sa mère Savitry Naïr, puis en Inde par un maître, Vempati Chinna Satyam, elle est devenue une des plus belles interprètes du kuchipudi, l’un des 6 grands styles classiques de la tradition indienne. Plus tard, Shantala rédige un mémoire d’ethnologie sur le gurukoulan, un mode de vie qui unit maître et élève. Au-delà de cette révélation, la danseuse virtuose impose également sa rare ouverture d’esprit. On la remarque chez Maurice Béjart, Peter Brook ou Bartabas. Et bien sûr depuis quelques années auprès de Pina Bausch. Avec Namasya, aujourd’hui repris au Théâtre des Abbesses, c’est encore une autre facette de Shantala que le public découvre. Dans ces soli contemporains, l’interprète épouse avec grâce l’écriture d’autres créateurs. Ibuki (Souffle vital) est signé Ushio Amagatsu, l’âme de Sankai Juku. La danse y est offrande apaisée à la nature. |
Dans Solo, répété à Wuppertal dans l’ombre de Pina Bausch, Shantala, en longue robe imagine un travail des bras singulier, comme suspendu dans le temps. Shift, que la danseuse a imaginé, voit le mouvement ralenti, une jambe souvent pliée reflet d’une statuaire inédite. Enfin sa propre mère a donné un dernier solo, Smarana où le geste se fait caresse. Entre chaque pièce, des images d’Alexandre Castres rythment Namasya. L’image de Shantala Shivalingappa ainsi démultipliée est un pur enchantement. Comme un été indien à perpétuité. Philippe Noisette SHANTALA SHIVALINGAPPA : 7e passage au Théâtre de la Ville depuis 1997. |
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