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samedi 28 mars 17h

TARIF D

   
 

Veronika Eberle violon
Oliver Schnyder piano

BEETHOVEN : Sonate n° 10 en sol majeur, op.96
SCHUBERTchubert
: Rondo brillant en si mineur, D 895
R. STRAUSS
: Sonate en mi bémol majeur, op.18

  À vingt ans, la violoniste allemande Veronika Eberle accueillie à la salle des Abbesses, a déjà une très enviable notoriété internationale. Mais pourquoi s’en étonner ? Puisqu’elle donna ses premiers concerts à l’âge de dix ans, n’a-t-elle pas une belle décennie de carrière derrière elle ? Elle a ainsi joué avec certains des orchestres les plus vénérables du moment, comme le Philharmonique de Berlin, au festival de Pâques de Salzbourg, sous la baguette de Sir Simon Rattle. Et pour rien de moins que le concerto de Beethoven ! Soliste de première envergure, Veronika Eberle est forcément aussi passionnée de musique de chambre, qu’elle pratique avec des partenaires illustres comme notamment Lars Vogt ou Christian Tetzlaff. Aux Abbesses, on l’entendra avec le jeune pianiste suisse Oliver Schnyder, autre habitué des grandes partitions concertantes et des raffinements plus confidentiels du répertoire de chambre.   Ces deux surdoués joueront d’abord la Sonate n°10 en sol majeur, opus 96 de Beethoven, dernière écrite par le compositeur et dont l’étonnant quatrième mouvement, en forme de variations sur un thème populaire, est si attachant. Viendra ensuite le Rondo brillant D 895 de Schubert, à l’écriture virtuose qui met en valeur les qualités techniques aussi bien que musicales des interprètes. Le concert s’achèvera par la Sonate en si bémol majeur, opus 18 de Richard Strauss, autre univers, autre approche d’un romantisme qui rêve déjà d’un nouveau siècle. Une grande fête instrumentale.

Gérard Mannoni